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Moins d’expat’, plus d’aventuriers

De plus en plus de Français optent pour l'expatriation. Mais le vrai statut d'expatrié étant devenu trop coûteux pour les employeurs, c'est le contrat local ou le départ en solo qui ont désormais la cote.

 

L'expat' en voie de disparition ?

Salaire de rêve, maison de luxe tous frais payés, voiture de fonction,... Jusqu'à la fin des années 90 les entreprises étaient prêtes aligner les billets pour inciter leurs cadres à partir à l'autre bout du monde. « Mais depuis quelques années, on voit apparaître des politiques de mobilité un peu moins généreuses afin de réduire les coûts », constate Emmanuel Rivère, consultant en mobilité international au sein du groupe Mercer. Les expatriés envoyés sur du long terme avec des primes mirobolantes deviennent l'exception. « C'est le contrat de droit local qui est de plus en plus privilégié, avec des salaires locaux qui coûtent moins cher », confirme Hélène Charveriat, délégué général de l'Union des Français de l'Etranger.

 

Une conséquence de la crise ? Sans doute, mais pas seulement. Selon Jacques-Olivier Meyer, directeur général du cabinet de conseil en ressources humaines internationales Intelfi, l'appauvrissement des conditions de mobilité internationale a commencé depuis presque dix ans maintenant. « Petit à petit, les entreprises françaises ont dû calquer les conditions d'emploi des salariés envoyés à l'international sur les conditions des locaux, notamment pour des questions d'équité interne », explique-t-il.

 

Pour autant, si les conditions financières ne sont plus aussi intéressantes qu'autrefois, les salariés envoyés à l'international continuent souvent de bénéficier de mesures d'accompagnement comme l'aide au logement et le défraiement de la scolarité des enfants. Le fait de partir sur l'impulsion de son entreprise rend également les démarches plus faciles, les salariés pouvant se faire aider par les ressources humaines pour gérer les aspects administratifs.

 

Partir seul à l'aventure

Et puis il y a ceux, de plus en plus nombreux, qui décident de tenter l'expatriation en cherchant un contrat de droit local directement à l'étranger. Une audace qui sied particulièrement aux jeunes diplômés. « Quand on regarde la sociologie des expatriés français, on voit que plus on est jeune, plus on part à son compte et plus on est expérimenté, plus on part pour une entreprise française », constate Jacques-Olivier Meyer.

 

Bien sûr, partir seul, c'est plus compliqué. Il faut se renseigner sur les visas nécessaires pour travailler dans le pays de son choix, trouver un logement, régler toutes les démarches administratives notamment en matière de sécurité sociale, de retraite ou encore d'assurance maladie,...

 

Il faut aussi de l'énergie pour bien cerner le marché du travail local et convaincre un employeur sur place. « Si la personne fait ses recherches depuis la France, je lui conseille de bien se documenter et de faire à minima un voyage d'exploration pour découvrir ce nouveau pays », indique Oliver Sheppard, chargé de mission pour Pôle emploi international, qui accompagne gratuitement les candidats à l'expatriation. Trouver un travail depuis la France est bien sûr la solution idéale car partir sans emploi peut être risqué. « Cette démarche sera plus ou moins facile selon les pays et les visas proposés », reconnaît Oliver Sheppard. Dans tous les cas, mieux vaut ne pas se lancer à l'aveuglette !

 

Fiona Collienne © Cadremploi - Novembre 2010

 

 

 

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