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Pourquoi partir ?

C'est bien connu, l'herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin. Pour autant, mieux vaut peser les pour et les contre avant de faire ses valises.

 

Partir pour booster sa carrière

- Le pour :

Les cadres envoyés à l'étranger par leur employeur se voient souvent confier plus de responsabilités que s'ils étaient restés au siège. « Quand on devient responsable d'une filiale dans un autre pays, on a tout à gérer. C'est exigeant mais extrêmement enrichissant », explique Hélène Charveriat, délégué général de l'Union des Français de l'Etranger.

 

D'ailleurs, les entreprises expatrient de plus en plus souvent leurs jeunes cadres identifiés comme « hauts potentiels » pour des périodes de 2 à 4 ans, afin qu'ils acquièrent plus d'expérience et de crédibilité. L'objectif : les faire ensuite rebondir sur des postes à hautes responsabilités à leur retour en France.

 

- Le contre :

« On peut faire une très belle carrière à l'étranger, gagner en autonomie et en responsabilité mais avoir les pires difficultés à valoriser son poste au retour en France », nuance Jacques-Olivier Meyer, fondateur du cabinet de conseil en ressources humaines internationales Intelfi. 25 % des cadres partis à l'étranger quittent d'ailleurs leur entreprise dans les deux ans qui suivent leur retour... Voir Le plus dur, c'est le retour.

 

Quant aux cadres qui partent en solo dans l'espoir de trouver un emploi sur place, sachez que la carrière de leurs rêves n'est pas forcément au rendez-vous. « Trouver un emploi est souvent plus dur pour les étrangers que pour les locaux car ils n'ont ni les diplômes nationaux, ni l'expérience locale, prévient Yann Hairaud, directeur général du CITIM, service d'aide à l'emploi pour les nouveaux arrivants au Québec. Cela demande beaucoup d'énergie et de patience, mieux vaut en être conscient pour éviter les désillusions. »

 

Partir pour gagner plus

- Le pour :

« Une expérience à l'international continue à être intéressante financièrement », affirme Emmanuel Rivère. Selon une enquête réalisée en 2008 par la Maison des Français de l'Etranger, 60,4 % des expatriés déclarent gagner plus de 30 000 euros nets par an et 26,3 % plus de 60 000 euros nets par an.Voir Où vivent les expatriés les mieux rémunérés ?

 

- Le contre :

Il est loin le temps où expatrié rimait avec « golden package » comprenant un salaire mirobolant, des primes de mobilité auxquelles se rajoutaient le logement et la scolarité des enfants. Concurrence mondiale oblige, la plupart des entreprises ont revu à la baisse ces avantages.

 

Partir pour changer

- Le pour :

« L'expatriation m'a permis de sortir de ma zone de confort, d'être plus ouverte d'esprit, plus ouverte sur le monde et d'améliorer mes capacités d'adaptation », constate Sophie Dunkel, une Française qui vit et travaille en Allemagne depuis vingt ans. Autant de compétences valorisées par les employeurs, même en dehors d'un contexte international. « Un poste managérial à l'étranger permet de se frotter à d'autres cultures et modes de management », confirme Emmanuel Rivère, consultant en mobilité internationale pour le groupe Mercer.

 

- Le contre :

Si changer signifie fuir ses problèmes, l'expatriation est loin d'être recommandée. « Le plus souvent, les problèmes vous suivent, même à 5 000 km », prévient Nathalie Lorrain, directrice associée du cabinet Itinéraires Interculturels. Loin de tout régler, l'expatriation peut même mettre en exergue des difficultés latentes, en raison des efforts à fournir pour s'adapter. Voir S'adapter à une nouvelle culture.

 

Fiona Collienne - Laure Marcus © Cadremploi - Novembre 2010

 

 

 

Vos réactions, vos témoignages : jetravaillealetranger@cadremploi.fr