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S’expatrier en famille : les clés pour que ça marche

L'expatriation peut être une formidable aventure familiale, mais elle implique aussi un profond bouleversement. Scolarisation, logement, loisirs : chaque membre de votre famille devra trouver sa place dans ce nouvel environnement.

 

Quelle place pour le conjoint ?

Si elle est mal vécue, une expatriation peut avoir de lourdes conséquences sur une vie de couple. Pour preuve : une étude menée en 2008 par l'institut TNS Sofres montre qu'elle est à l'origine d'un tiers des divorces... Pour ne pas voir sa famille exploser, il importe donc d'aider son conjoint(e) à trouver sa place. « Ce sont principalement les femmes qui suivent leur conjoint, et non l'inverse », remarque Françoise Clechet-Groleau, coach spécialisée dans l'expatriation des femmes et fondatrice du site Expatriation Zen. Or ce sont souvent elles qui subissent de plein fouet le choc culturel. « Les femmes ne retrouvent pas, comme leur conjoint, un cadre de travail rassurant avec des collègues, des horaires de bureau, un réseau social professionnel. Les premiers mois, elles sont sans repère et organisent leur quotidien en fonction de celui de leurs mari et enfants. »

Pour éviter que cette solitude ne s'installe, mieux vaut réfléchir en amont du départ à un projet. « Certaines en profitent pour entamer une formation à distance dans le but d'anticiper leur retour, d'autres s'improvisent professeur de français ou démarrent une nouvelle activité à leur compte... », raconte Françoise Clechet-Groleau. L'objectif ? « Donner un sens à son expatriation. »


Du côté des enfants

La scolarisation des enfants est LA préoccupation qui angoisse le plus les familles qui s'expatrient... Pourtant, celle-ci n'est pas aussi compliquée qu'on pourrait le croire, les enfants faisant souvent preuve d'une plus grande capacité d'adaptation que leurs aînés. « Plus les enfants sont jeunes, mieux ils s'adapteront à l'expatriation », précise Amélie Lacoste, psychologue expatriée à Détroit et créatrice du service PsyExpat. Ainsi, si vous partez avec des ados, soyez très attentifs à leurs besoins. « La séparation avec leurs amis peut être brutale car ils y sont généralement très attachés. Il ne faut donc pas les priver des outils leur permettant d'interagir avec leur réseau. »

Quel que soit l'âge de vos chérubins, renseignez-vous plusieurs mois avant le départ sur les établissements scolaires qui pourraient les accueillir. Si vous souhaitez que votre enfant s'immerge dans la culture du pays d'accueil et apprenne la langue, mieux vaut privilégier une école locale. Mais dans ce cas, ne soyez pas constamment derrière son dos à attendre des résultats. « Il faut faire confiance à son enfant, respecter son rythme et le laisser apprendre autre chose que ce qu'il y a dans le programme scolaire », conseille Françoise Clechet-Groleau.

Si vous craignez que votre enfant ne soit déboussolé dans une école locale, optez pour les écoles françaises*. Celles-ci ont l'avantage de s'aligner sur les programmes et les objectifs pédagogiques des établissements publics français. En clair, elles aident les écoliers à réintégrer facilement le système français à leur retour. Les écoles internationales, quant à elles, dispensent un enseignement en anglais. Principal atout ? Vos enfants y côtoieront des élèves de plusieurs nationalités.

 

Recréez votre environnement familial

En France, chaque mercredi, vous emmeniez vos enfants à leurs cours de poterie avant de filer faire un jogging ? Ne changez rien ! « Il faut reconstruire son quotidien et lui redonner un rythme en suivant, par exemple, des activités de loisirs », explique Françoise Clechet-Groleau. Ces activités aideront aussi chacun à se faire un nouveau cercle d'amis. De même, Amélie Lacoste conseille de « ne pas se fermer aux pistes sociales que proposent les ambassades, les consulats ou les associations d'expatriés ». À chaque pays ses rendez-vous. Citons par exemple les « Cafés des nouveaux arrivants », organisés par Rome Accueil, les ateliers de rencontre proposés par l'association chinoise Sichuan et Vous...

Enfin, ne sous-estimez pas le choix de votre futur foyer, questionnez-vous sur vos attentes avant même d'arriver dans votre terre d'accueil. Souhaitez-vous vivre auprès de votre communauté ou vous mêler à la population locale ? « Le choix du futur quartier est extrêmement important. Il doit répondre aux attentes de toute la famille. S'il s'agit d'une première expatriation, mieux vaut se rapprocher, lorsque c'est possible, des quartiers français », recommande Françoise Clechet-Groleau.

 

Aurélie Tachot © Cadremploi.fr - Novembre 2010

 

* Pour connaitre la liste des écoles françaises à l'étranger, consultez le site de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).

 

 

 

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