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Expatriation : les clés pour convaincre son patron

Pour avoir une chance de partir à l'autre bout du monde, il vous faudra préparer un argumentaire béton démontrant le bien-fondé de votre projet.

 

Les arguments qui font mouche :

- Un projet mûri. Vous devez montrer à votre patron que votre décision n'a pas été prise sur un coup de tête. Cela suppose d'avoir réfléchi, en amont, à vos motivations professionnelles et personnelles. Souhaitez-vous partir pour découvrir de nouvelles techniques managériales ? Pour travailler sur un nouveau projet ? Pour avoir plus de responsabilités ? Que souhaitez-vous prouver à votre employeur et à vous-même ? « Le candidat doit présenter son projet avec une conviction chevillée au corps. Vu les enjeux, les employeurs ont besoin d'avoir la certitude que leurs salariés vont bien s'adapter à leur nouvel environnement de travail », explique Françoise Clechet-Groleau, coach spécialisée dans l'expatriation des femmes et fondatrice du site www.expatriationzen.com. Le bon moment pour en parler ? Probablement pendant l'entretien annuel d'évaluation afin d'inscrire votre demande dans une logique de progression de carrière.

 

- Une valeur ajoutée. Expliquer que vous avez envie de découvrir d'autres cultures est un argument qui se tient. Toutefois, il ne suffira pas aux yeux de votre supérieur... Pour le convaincre, positionnez-vous comme un salarié à haut potentiel sur lequel votre entreprise aura envie de miser. « Un cadre aura plus de chances de partir s'il prouve qu'il a des compétences pertinentes par rapport au tissu local, telles qu'une expertise rare particulièrement recherchée dans le pays », précise Jean-Pierre Scandella, directeur associé du cabinet Arrowman. Dans votre argumentaire, soulignez aussi que les compétences que vous aurez acquises « in situ » pourront ensuite être utiles à votre entreprise lors de votre retour en France.

 

- De bonnes capacités d'intégration. Votre employeur doit être convaincu que vous avez toutes les qualités du parfait globe-trotter ! Curiosité, grande adaptabilité, ouverture d'esprit, bonne gestion du stress et des émotions, goût pour l'aventure... « Comme dans un entretien de recrutement, donnez un exemple concret pour chaque qualité citée », conseille Françoise Clechet-Groleau. Pensez également à valoriser vos expériences multiculturelles : Erasmus, stage à l'étranger, V.I.E...

 

- L'intérêt pour le pays. Vous souhaitez vous expatrier plusieurs années en Inde sans pour autant y avoir déjà mis les pieds ? Le pari est risqué... « L'employeur ne doit pas avoir l'impression que son salarié saute dans l'inconnu, explique Jean-Pierre Scandella. Mieux vaut donc justifier d'un intérêt fort pour le pays, par le biais de séjours par exemple. » Si vous partez en famille, précisez que vous avez déjà effectué quelques démarches : cours de langue pour votre conjoint(e), recherches sur les possibilités de scolarisation pour vos enfants, échanges avec des associations locales... Autant de petits « plus » qui rendront votre projet plus solide.


Les erreurs à ne pas commettre :

- Exprimer sa lassitude. Votre poste ne vous convient plus ? Vous ne supportez plus votre équipe ? Vous n'êtes plus motivé ? Réservez ces problèmes pour une prochaine rencontre. Car pour l'heure, il est préférable de ne pas présenter des raisons négatives comme étant les motifs de votre départ.

 

- Demander l'impossible. Envoyer un salarié en mission à l'étranger n'est pas sans conséquence pour l'entreprise. Car une expatriation génère souvent un surcoût financier important. « Il faut être conscient de la prise de risque de votre employeur à laisser partir un de ses salariés, explique Jean-Pierre Scandella. Par conséquent, il faut être souple et raisonnable dans ses attentes et ne pas demander à être rémunéré quatre fois plus ! » De même, ne voyez pas l'expatriation comme un dû. Comme pour une recherche d'emploi, « mettez-vous en position de candidat », conclut-il.

 

Aurélie Tachot © Cadremploi.fr - Novembre 2010

 

 

 

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