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S’adapter à une nouvelle culture

Parler une nouvelle langue, s'habituer à un environnement différent, intégrer un nouveau cadre social... S'expatrier, c'est mettre ses capacités d'adaptation à rude épreuve.

 

Clarifier ses attentes

Avant de partir, une préparation s'impose pour faciliter ensuite votre intégration. Première étape : se questionner sur vos attentes. Pourquoi partez-vous ? Comment percevez-vous votre futur lieu de vie ? Qu'espérez-vous y trouver ? « La part de rêve est un moteur essentiel à l'expatriation. Mais il faut en être conscient et éviter l'idéalisation », prévient  Yann Hairaud, directeur général du CITIM, service d'aide à l'emploi pour les nouveaux arrivants au Québec.

 

Car plus les attentes sont élevées, plus le réveil risque d'être douloureux. Ainsi, l'intégration peut se révéler difficile en Italie ou aux Etats-Unis, deux pays de rêve pour beaucoup de Français. « En Italie, on s'attend à vivre la dolce vita. Or la plupart des expatriés se retrouvent dans le Nord, là où se concentre l'activité économique, et Milan est bien loin de ressembler à Rome... », constate Nathalie Lorrain, directrice associée d'Itinéraires Interculturels, cabinet de conseil et formation en management interculturel. A l'inverse, dans les pays qui fascinent le moins l'intégration se fait souvent plus facilement. « En Pologne, j'ai rarement rencontré d'expatriés mécontents, car ils vont de découvertes en découvertes », illustre Nathalie Lorrain.

 

Décoder la culture

La culture est comme un iceberg. L'architecture, la mode, la langue... composent la partie visible. Mais il faut creuser davantage pour découvrir son cœur : les valeurs, le style de communication, la perception du temps ou encore les pratiques managériales. « Il est important d'essayer de décoder la culture, y compris la partie cachée, conseille Nathalie Lorrain. Mettez-vous en situation d'observateur et notez tout ce qui vous surprend. » Faites ensuite un travail d'introspection : ce que vous avez découvert est-il cohérent avec votre mode de fonctionnement ? Quels aspects peuvent entrer en confrontation avec vos valeurs ? Comment atténuer ces divergences ?

 

Apprendre la langue

Ne pas maitriser la langue sera un gros handicap, en particulier si l'alphabet est différent. « J'ai été expatriée en Allemagne où je ne parlais pas la langue, puis aux Etats-Unis où je maitrisais l'anglais et ça a fait toute la différence ! », raconte Amélie Lacoste, psychologue expatriée à Détroit et créatrice du service PsyExpat. Ne pas pouvoir échanger, c'est se couper du monde social, tout aspect du quotidien pouvant devenir problématique. Mieux vaut donc apprendre au moins les bases de la langue avant de partir. « Cela participe aussi à la préparation mentale car il y a un fort lien entre la langue et le schéma de pensée », ajoute Nathalie Lorrain.

 

Faire preuve d'intelligence culturelle

L'intelligence culturelle est la capacité à bien fonctionner dans une nouvelle culture. Elle passe notamment par la connaissance générale de la société d'accueil : histoire, littérature, actualité, arts,... Elle se traduit aussi par la « faculté à savoir prendre du recul, observer ses comportements et se remettre en cause », comme l'explique Jean-Luc Cerdin, professeur à l'ESSEC et auteur du livre « S'expatrier en toute connaissance de cause ». Enfin, l'intelligence culturelle se compose de qualités clés, telles que la tolérance à un environnement incertain, l'empathie, la curiosité, l'ouverture sociale, et bien sûr l'adaptabilité. « L'adaptabilité, c'est notamment l'aptitude à substituer un environnement à un autre », détaille Jean-Luc Cerdin. Autrement dit, remplacer le plus naturellement du monde le camembert par le cheddar, le croissant par le porridge et le foot par le hockey !

 

 

Gymnastique culturelle 

L'intelligence culturelle se fortifie avec l'entrainement. La première expatriation est souvent la plus difficile car on ne connaît pas encore ses ressources d'adaptation. Mais les expatriés récidivistes ont généralement de moins en moins de mal à s'intégrer. Par exemple, les étudiants partis à l'étranger durant leur cursus acquièrent des reflexes d'adaptation qu'ils retrouveront ensuite lors d'une nouvelle expatriation.

 

Laure Marcus © Cadremploi - Novembre 2010

 

 

 

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