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Nul n'échappe au choc culturel

Quel que soit le pays, tout expatrié passe par une phase de choc culturel, plus ou moins forte selon les destinations et les personnalités. Nos conseils pour éviter d'en ressortir K.O.

 

Lune de miel

Le choc culturel est une réalité dès qu'on cherche à s'intégrer dans une nouvelle culture. « On peut schématiser le choc culturel par une courbe en U, explique Jean-Luc Cerdin, professeur à l'ESSEC et auteur du livre « S'expatrier en toute connaissance de cause ». Lorsqu'on arrive dans un nouveau pays, les premiers temps se passent bien car on est dans l'émerveillement et la découverte, c'est ce qu'on appelle la lune de miel. » L'expatrié est encore en mode touriste, il apprécie l'exotisme de ce nouveau cadre de vie. Une phase qui prend fin tôt ou tard...

 

Confrontation

Au bout d'un certain temps, les réalités quotidiennes viennent compliquer la vie du nouveau venu, qui prend alors conscience des efforts à fournir pour s'intégrer. « Un expatrié fonctionne avec les codes de référence de sa culture d'origine, mais les règles du jeu ne sont plus les mêmes. Il obtient donc des réponses inhabituelles, n'arrive pas à obtenir ce qu'il veut, et cela peut devenir frustrant », raconte Jean-Luc Cerdin. Comme dans toute période d'adaptation, on se sent moins performant car on est dans un processus d'apprentissage.

 

Abandon ou rebond

De la réaction au choc culturel dépendra la réussite de l'intégration. « Certains sont paniqués, d'autres démoralisés, d'autres enfin voient ces difficultés comme autant de défis à relever », constate Yann Hairaud, directeur général du CITIM, service d'aide à l'emploi pour les nouveaux arrivants au Québec. Un choc culturel peut ainsi aboutir à l'abandon et au retour en France. Mais il peut aussi servir de tremplin, à condition de se placer comme observateur et non comme critique, comme l'explique Yann Hairaud : « rien ne sert de dénoncer la situation et de s'en prendre à la société d'accueil. Il faut lutter contre le réflexe de comparer : ce n'est pas moins bien, ou mieux, c'est différent. »

 

Un mal pour un bien

Finalement, le choc culturel permet de prendre conscience des différences culturelles puis de s'y adapter. « Un expatrié qui ne se confronte pas à la culture locale n'aura pas de choc culturel. Certes il restera dans sa zone de confort, mais il n'apprendra rien et ne s'intégrera pas », rappelle Jean-Luc Cerdin. Mais attention à ne pas se mettre trop en danger pour autant, sous peine d'en ressortir K.O. Participer à des activités pour rencontrer des locaux, c'est bien. Couper tous les ponts avec la France du jour au lendemain, c'est risqué !

 

 

 

Loin des yeux, loin du cœur ?

Le choc culturel n'est pas forcément plus violent en Chine qu'en Suède, c'est du moins l'avis de Nathalie Lorrain, directrice associée du cabinet de conseil et formation en management interculturel Itinéraires Interculturels : « paradoxalement, on observe plus de difficultés dans un pays proche car il n'y a pas la fascination de l'exotisme comme en Chine, au Japon ou au Brésil, où le plaisir de la découverte vient adoucir le choc culturel. En outre, on se prépare moins au dépaysement lorsqu'on part en Europe que dans des pays culturellement très différents, or la préparation est cruciale quelque soit la destination. »

 

Laure Marcus © Cadremploi - Novembre 2010

 

 

 

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