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Le visa, sésame de l’international

Si vous êtes envoyé à l'étranger par votre entreprise, vous n'aurez pas à vous préoccuper de l'obtention du visa de travail puisque c'est généralement à l'employeur de s'en charger. Mais si vous partez à l'aventure, ce sera à vous d'effectuer les démarches auprès des autorités consulaires du pays de destination.

 

Autant de visas que de pays

Les impératifs pour obtenir un visa de travail varient fortement d'un pays à l'autre. « On sait par expérience que c'est plus facile pour les Français d'obtenir un visa d'affaires dans les pays du Maghreb qu'en Asie, par exemple », indique David Rajjou, avocat spécialisé en droit des migrations internationales. « Pour délivrer un visa de travail, les autorités chinoises peuvent exiger que le candidat dispose d'un niveau de Master 2 et de deux années d'expérience », corrobore Bernadette Fouquet, juriste pour Pôle Emploi International. Il est donc impératif de se renseigner auprès de l'ambassade ou du consulat du pays visé sur le type de visa professionnel auquel vous pouvez prétendre, ainsi que sur les délais d'obtention de votre visa et les documents à fournir.

 

Si chaque pays édicte ses propres règles, une exigence est souvent de rigueur : avoir trouvé un emploi sur place. « Dans la majorité des pays, il faut présenter un contrat de travail pour pouvoir bénéficier d'un visa de travail », explique Bernadette Fouquet. Par ailleurs, le service des étrangers du pays sollicité vérifie généralement que le poste en question n'aurait pas pu être attribué à un résident.

 

Exception européenne et canadienne

Liberté de circulation oblige, si vous souhaitez travailler au sein de l'Espace Economique Européen, un visa de travail n'est pas nécessaire. Au delà de trois mois passés sur place, les salariés doivent simplement s'enregistrer auprès de l'administration locale. « Le Canada constitue une autre exception puisque les Français peuvent y obtenir un statut de résident sans avoir d'offre d'emploi précise au préalable », indique Bernadette Fouquet.

 

Autres pistes pour les jeunes

- Le PVT

Si vous avez entre 18 et 35 ans et que vous souhaitez séjourner et travailler en Australie, en Nouvelle Zélande, au Canada, en Corée du Sud, à Singapour ou au Japon, il y a bien plus simple que le visa de travail traditionnel. Le PVT (Permis Vacances Travail) ne requiert pas d'offre d'emploi préalable et le nombre de participants par pays est uniquement limité par des quotas annuels. Un permis de travail vous sera remis à l'arrivée sur le territoire et sera valide pour plusieurs emplois, pendant 6 à 12 mois.

 

- Le VIE

Le Volontariat International en Entreprise est ouvert aux jeunes Français entre 18 et 28 ans. Il permet de prendre en charge une mission professionnelle à l'étranger de 6 à 24 mois, renouvelable une fois, pour le compte d'une entreprise française. L'entreprise verse une indemnité mensuelle et s'acquitte des frais de gestion et de voyage mais c'est l'établissement public Ubifrance qui se charge de l'encadrement administratif et social. « Le VIE est plus assimilable à un stage de longue durée qu'à un contrat de travail mais il arrive assez régulièrement que le volontaire se fasse ensuite embaucher localement avec un contrat définitif », remarque Jacques-Olivier Meyer, directeur du cabinet de conseil en ressources humaines Intelfi.

 

Fiona Collienne © Cadremploi - Novembre 2010

 

 

 

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