Accueil  >   C'est décidé, je travaille à l'étranger !  > Faut-il fuir les Français ?

Recevez les offres d'emploi qui vous correspondent par mail !

Créez une alerte e-mail

15 000 recruteurs attendent de consulter votre CV

Déposez votre CV
CV First Service traduction

Faut-il fuir les Français ?

Les expatriés le savent : les Français sont partout. La tentation peut donc être grande de recréer son cocon culturel en s'entourant uniquement de compatriotes. Un réflexe à bannir ?

 

Certains Français se lient uniquement d'amitié avec leurs concitoyens. Vivant en marge de la société locale, ils recréent une mini France à Shanghai, Mexico ou Moscou. Un parti pris qui n'est pas contradictoire avec l'expatriation, comme l'explique Amélie Lacoste, psychologue expatriée à Détroit et créatrice du service PsyExpat : « ils aiment la vie à l'étranger mais sans la subir, et cela peut très bien se passer. Pour autant, ce n'est pas ma vision des choses. Je préfère vivre avec les gens du pays et m'adapter à leur réalité. » L'intégration passe en effet par les relations tissées sur place. Echanger au quotidien avec des Finlandais ou des Marocains facilite clairement la compréhension de leur culture.

 

Mais la patience est de mise car retrouver un cercle d'amis est loin d'aller de soi dans une autre culture. « S'adapter à un nouveau mode relationnel prend du temps, souligne  Yann Hairaud, directeur général du CITIM, service d'aide à l'emploi pour les nouveaux arrivants au Québec. Par exemple, les Français ont souvent l'impression que les Nord-Américains nouent des amitiés superficielles. En réalité, c'est parce que leurs cercles d'amis changent en fonction des contextes. »

 

Une soupape de sécurité

S'il est conseillé de multiplier les occasions de rencontres avec la population locale, il serait dangereux de s'interdire tout contact avec la France. « Prendre régulièrement des nouvelles de ses proches et nouer des amitiés avec des Français sur place permet de se ressourcer. C'est une soupape de sécurité importante pour éviter un changement trop brutal », souligne Nathalie Lorrain, directrice associée d'Itinéraires Interculturels. A condition de fuir les expat' en choc culturel permanent, sous peine de leur servir à votre tour de soupape. « Visez plutôt les expatriés bien intégrés qui sauront vous faire apprécier votre pays d'accueil ! »

 

Laure Marcus © Cadremploi - Novembre 2010

 

 

 

Vos réactions, vos témoignages : jetravaillealetranger@cadremploi.fr