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Le retour : une expatriation à l’envers

Qu'on se le dise : revenir en France après trois, cinq ou dix ans passés à l'étranger n'est pas un jeu d'enfant. Le secret d'un retour en douceur ? L'anticipation et l'ouverture.

 

« A partir de trois ans vécus à l'étranger, on revient dans un faux zéro, c'est presque une nouvelle expatriation », prévient Nathalie Lorrain, directrice associée du cabinet de conseil et de formation en management interculturel, Itinéraires Interculturels. Car la France a changé pendant toutes ces années et l'ex-expatrié n'est plus en phase avec l'actualité. Lui-même a aussi évolué puisqu'il a adapté ses comportements à son pays d'accueil. « On se sent expatrié dans son propre pays, c'est très déstabilisant », témoigne Amélie Lacoste, créatrice du site PsyExpat, revenue en France à la suite de sa première expatriation en Allemagne.

 

Un Français parmi d'autres

Autre difficulté : ne plus être le centre de l'attention. Habitué à être différent de la population locale, l'ex-expatrié se fond maintenant dans la masse de ses concitoyens, sans que son expérience ne soit forcément valorisée. « Quand on revient, on a très envie de raconter son aventure, mais tous ne sont pas prêts à écouter, d'où un sentiment de frustration », observe Nathalie Lorrain.

 

Même phénomène pour les cadres expatriés par leur entreprise : lorsqu'ils retrouvent leur poste après trois ans d'absence, l'accueil n'est parfois pas plus enthousiaste que s'ils étaient partis deux semaines en vacances... « Le retour, c'est ce que les employeurs savent le moins gérer, confirme Luc Cerdin, professeur à l'ESSEC et auteur du livre « S'expatrier en toute connaissance de cause ». Rares sont ceux qui accompagnent leurs collaborateurs quand ils reviennent, par exemple en les aidant à capitaliser sur leurs compétences, en donnant un coup de pouce pour trouver un logement, ou en proposant des stages de préparation au retour. »

 

Laure Marcus © Cadremploi - Novembre 2010

 

 

 

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